19 juin 2014 AccueilTechniques médicalesExamens et analysesAnalyses médicalesTest de l’antigène prostatique spécifique

Le test de l’antigène prostatique spécifique

Le test de l’antigène prostatique spécifique (APS) sert à mesurer la quantité d’APS dans le sang. Un volume important d’antigène prostatique spécifique permet de déceler des pathologies chez un patient.

Normalement, on retrouve normalement l'antigène prostatique spécifique (APS) dans le sperme d'un individu en bonne santé. Toutefois, il est possible que l'APS se retrouve dans le sang.

Quand fait-on le test d'APS ?

La plupart du temps le test de l'antigène prostatique spécifique permet de dépister un cancer de la prostate. En effet, le médecin prescrit l'examen aux patients soupçonnés de développer un cancer ou aux personnes qui ont des antécédents médicaux particuliers.

L'âge fait également partie des différents critères qui peuvent pousser un médecin à conseiller cette analyse. À partir de 50 ans, les hommes sont beaucoup plus exposés au cancer de la prostate. Il est également effectué à titre préventif sans raison apparente. Un cancer dépisté plus tôt a plus de chances d'être traité correctement.

Toutefois, la hausse d'antigène prostatique spécifique ne signifie pas forcément que le patient souffre d'un cancer. D'un point de vue statistique, on constate qu'environ un quart des hommes disposant d'un taux élevé d'APS est réellement atteint d'un cancer. La hausse du taux peut révéler une simple inflammation de la prostate ou une hyperplasie bénigne de la prostate.

Dans certains cas, l'activité sexuelle, le toucher rectal ou la biopsie de la prostate peuvent être responsables de la hausse d'APS. Le test de l'antigène prostatique spécifique aide aussi à suivre l'évolution d'une pathologie. En fonction du volume d'APS présent dans le sang, le médecin peut savoir si le traitement prescrit au patient est efficace.

Le déroulement du test de l'antigène prostatique spécifique

Le test de l'antigène prostatique spécifique est réalisé au sein d'un laboratoire privé ou dans le laboratoire d'un centre hospitalier. Avant le test, il n'est pas obligatoire pour le patient de venir à jeun. Néanmoins, le patient sera dans l'obligation de cesser toute activité sexuelle avant l'examen. S'il a fait l'objet d'une infection ou d'une biopsie, le taux d'APS sera anormalement élevé durant les 3 prochains mois. Pendant la période, il devra s'abstenir de faire le test.

Les médicaments que le patient prend régulièrement peuvent aussi affecter le taux d'APS. Il s'agit des médicaments contre les inflammations de la prostate, les infections urinaires, etc. Enfin, il devra se munir des différents documents administratifs nécessaires. Pour les analyses, le médecin effectue une prise de sang.

Les résultats et leur analyse

Le taux standard d'antigène prostatique spécifique est généralement représenté sous la forme de chiffre. Celui-ci varie grandement en fonction de l'âge du patient. En effet, un patient jeune aura un taux relativement bas tandis qu'une personne âgé de plus de 50 ans aura un taux légèrement supérieur à la normale. Toutefois, certains spécialistes considèrent que le taux normal d'APS est inférieur à 4.

Dans certains cas, les médecins se servent de la première valeur recueillie comme une valeur de référence pour le suivi de la pathologie d'un patient. Lorsque le taux d'antigène prostatique spécifique est réduit grandement après un traitement. Cela signifie que le traitement est relativement efficace.

Si le patient a subi une chirurgie ou une radiothérapie, il n'est pas rare que son taux soit inférieur à 0,1. Par contre si le taux demeure élevé, cela signifie que le traitement administré au patient est inopérant. Un mauvais résultat peut également dévoiler un cas de récidive de la pathologie chez le patient.

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