7 juillet 2014 AccueilMaladiesPneumopathiesSRAS

SRAS : causes, symptômes et moyens de lutte

Apparu pour la première fois en Chine en novembre 2002, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) s’est révélé au monde entier en 2003 avec plus de 8000 cas dans 27 pays, dont environ 800 décès. Selon l’OMS le taux de mortalité de cette pandémie est de 15%. Au nombre des catégories les plus vulnérables, on compte les personnes âgées de plus de 65 ans (50%). Le taux de mortalité très élevé a valu au SRAS l’appellation de serial killer, tueur en série de surcroît silencieux.

Malgré la menace que constitue cette maladie, il n'y a à ce jour pas de vaccin, encore moins de traitement disponible.

Les causes

L'agent causal du SRAS est un virus SARS-coV issu de la famille des coronavirus. Il existe plusieurs catégories de coronavirus parmi lesquelles ceux qui sont à la base du rhume banal. Le coronavirus auteur du SRAS est un type particulier découvert chez quelques espèces animales, dont la chauve souris. La transmission pourrait donc de toute vraisemblance avoir été faite de l'animal à l'homme selon les études menées par les experts.

Tous les modes de transmission du SRAS ne sont pas parfaitement maîtrisés. Les études menées démontrent cependant que le mode principal de transmission serait le contact direct avec une personne contaminée. Cette transmission s'effectue au contact des sécrétions à savoir salive ou écoulements nasales émises par une personne déjà contaminée. Cela est possible grâce au fines gouttes éjectées lors des éternuements ou des toux et des sécrétions provenant de l'organisme de l'homme.

Le SRAS peut être aussi contracté au contact des objets contaminés tels que les poignets de portes, les interrupteurs ou les boutons d'ascenseur.

Les symptômes

Les sujets atteints du SRAS font de fortes fièvres (supérieures à 38°) et connaissent de gaves problèmes respiratoires semblables aux personnes atteintes de la grippe tels que la toux sèche, dyspnée, gêne respiratoire ou étouffements. A côté de ces signes, le malade peut présenter d'autres symptômes à savoir, des maux de tête accompagnés ou non de vomissement, de diarrhée, des douleurs musculaires et d'une fatigue générale.

Les traitements

Il n'existe à ce jour aucun vaccin contre ce tueur silencieux, en dépit de la mobilisation de la communauté internationale depuis son apparition.

Le seul et meilleur moyen de protection demeure la prévention. A ce sujet, il est conseillé d'éviter tout contact avec une personne atteinte de cette maladie. En outre, l'isolement des personnes contaminées est recommandé pour éviter toute nouvelle contamination.

Enfin, le personnel médical en charge des sujets malades doit observer un minimum de précaution pour éviter de se faire contaminer à savoir, le port de blouse avec des manches longues, de gants et de masque obligatoire, le lavage automatique et régulier des mains après contact avec un malade ou des surfaces infectées.
Il n'existe par ailleurs pas de traitement adéquat contre cette maladie.

Les traitements jusque là appliqués, visent à soigner les symptômes comme la toux, la diarrhée, les difficultés respiratoires et autres mais pas la maladie qui continue de mobiliser les chercheurs de toute la planète.

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