9 juin 2014 AccueilMaladiesInfectionsCellulite infectieuse

La cellulite, une infection grave

La migration de bactéries vers les zones profondes de la peau provoquent une inflammation des tissus sous-cutanés et des tissus conjonctifs du derme. La plupart des cas sont bénins et ont une durée limitée à quelques semaines. La cellulite peut parfois évoluer vers une infection grave (septicémie) ou d’autres complications pouvant remettre en cause le pronostic vital.

Les diabétiques, les personnes ayant un système immunitaire affaibli et celles qui souffrent d'un œdème ont un risque plus élevé de contracter ce mal. Une antibiothérapie est nécessaire pour juguler cette infection.

Causes

La cellulite est causée par des bactéries, le plus souvent des streptocoques du groupe A (25% des cas) et des staphylocoques dorés (50% des cas). L'infection se produit à la suite d'une rupture ou d'une fragilisation de la peau. Au nombre de ceux-ci on recense les morsures d'insectes ou d'araignées, les cloques, les morsures d'animaux, les tatouages, les démangeaisons, les éruptions cutanées, une intervention chirurgicale récente, les pieds d'athlète et l'eczéma. Parfois, la cellulite peut se produire même s'il n'y avait pas une rupture évidente de la peau.

Symptômes et diagnostic

Dans un premier temps, la zone infectée devient chaude, rougit, enfle et devient douloureuse. Au fur et à mesure que l'infection se propage, le patient a de la fièvre, des frissons et ses ganglions lymphatiques enflent. La cellulite peut toucher n'importe quelle partie du corps. Chez les adultes, elle se produit le plus souvent sur les jambes, le visage ou les bras. Chez les enfants, elle touche plus souvent sur le visage et les régions bordant l'anus.

La cellulite est le plus souvent diagnostiquée à partir de ses signes cliniques. Les analyses ne permettent pas toujours de déterminer l'organisme responsable de l'infection. Les hémocultures ne sont habituellement positives que si le patient développe une septicémie généralisée.

Les pathologies, qui peuvent ressembler à la cellulite comprennent la thrombose veineuse profonde, qui peut être diagnostiquée par une échographie, et la dermatite de stase, qui est une inflammation de la peau causée par une mauvaise circulation sanguine.

Traitement et prévention

Une antibiothérapie suffit pour contenir 90% des cas de cellulite. Cependant, certains cas peuvent nécessiter un drainage des abcès, quel que soit le pathogène à l'origine de l'infection. Dans le cas d'un abcès isolé impliquant un nombre limité de tissus, le drainage à lui seul peut suffire pour venir à bout de l'infection. La gestion de la cellulite peut être compliquée en raison de l'émergence de staphylocoques dorés résistants à la méthicilline et aux macrolides. Des staphylocoques résistant à l'érythromycine ont été également signalés.

Parmi les souches de Streptococcus pyogenes résistantes aux macrolides, 99,5 % sont sensibles à la clindamycine et 100% à la pénicilline. Les formes moins sévères de cellulite peuvent être traitées de façon empirique avec des pénicillines semi-synthétiques de première ou de deuxième génération, des céphalosporines orales, des macrolides ou de la clindamycine.

Pour que le traitement soit vraiment complet, il faut associer des anti-infammatoires (ibuprofène ...) et des antalgiques comme Novalgin aux antibiotiques.

La prévention consiste à prendre soin de sa peau en la nettoyant régulièrement et en utilisant des lotions afin de limiter le dessèchement et les ruptures.

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