3 juillet 2014 AccueilMaladiesInfectionsClonorchiase

La clonorchiase, une maladie due aux poissons peu cuits

La consommation de poissons contaminés par Clonorchis sinensis est à l’origine de l’apparition de la clonorchiase. Cette maladie se manifeste par l’apparition de nombreux troubles digestifs, hépatiques et biliaires chez le sujet infecté. L’emploi d’antiparasitaires permet de guérir ce mal. Cependant, il serait mieux de s’abstenir d’ingérer du poisson cru ou peu cuit, pour éviter toute contamination.

La clonorchiase, encore appelée clonorchose, distomatose à clonorchis sinensis ou douve de Chine, est une maladie parasitaire due à Clonorchis sinensis, un ver parasite de la classe des Trématodes. Cette maladie sévit généralement dans la région de l'Asie du Sud-est (Chine, Taïwan, Japon, Thaïlande, Corée, Viet Nam).

Transmission

C'est en consommant des poissons crus ou insuffisamment cuits que la contamination de l'homme se fait essentiellement par les métacercaires ou larves de Clonorchis sinensis.

Il existe plus de 80 espèces de poissons d'eau douce susceptibles d'être des intermédiaires de ce parasite. Cet agent pathogène atteint l'intestin sans être digéré par les sucs digestifs de l'homme, car il est recouvert d'un kyste résistant à l'acide gastrique.

A partir de l'intestin, le métacercaire sort de son kyste et se dirige directement vers le foie qui est son habitat définitif. Par ailleurs, Clonorchis sinensis ou la douve de Chine peut se retrouver chez certains animaux comme le chien, le chat, le porc ou le rat.

Manifestions et symptômes

L'infestation de l'organisme par Clonorchis sinensis a des effets nuisibles sur la santé de l'homme.

De fait, la clonorchiase connait trois phases dans son évolution. En ses débuts, la maladie est très discrète et se manifeste par une forte fièvre, des douleurs abdominales, des nausées accompagnées de vomissements, une hypertrophie du foie.

La seconde phase intervient après une ou plusieurs années et se caractérise par l'apparition d'autres symptômes (la diarrhée ou la constipation, l'asthénie, un amaigrissement ou des réactions allergiques) qui viennent s'ajouter aux premiers signes.

Dans la troisième phase (phase critique), le patient peut être atteint d'une infection des voies biliaires (angiocholite), d'un abcès ou d'une insuffisance hépatique et pancréatite, la cirrhose biliaire secondaire ou un ictère. Dans cette dernière phase et à défaut de traitement adéquat, des complications peuvent survenir et conduire à un cancer du foie ou à un cancer des voies biliaires.

Traitement et prévention

Les spécialistes ont généralement recours à un examen parasitologique des selles pour établir le diagnostic de la clonorchiase. Il s'agit de déceler la présence dans les selles de petits œufs du Clonorchis sinensis.

Cet examen permet aussi de connaitre le niveau d'infestation. Il est aussi possible de confirmer le diagnostic à l'aide d'une échographie hépatobiliaire, d'une cholangiographie endoscopique rétrograde ou d'une biopsie du foie.

Le traitement principal de la clonorchiase se fait par l'administration de Praziquantel (dosage de 25 mg/ kilo en trois prises en une seule journée) ou d'albendazole. Lorsque le patient souffre d'angiocholite, un traitement complémentaire à base d'antibiotique est indispensable. Dans les cas sévères, une intervention chirurgicale est requise pour extraire les douves fixées sur les voies biliaires.

La meilleure méthode pour prévenir la clonorchiase est d'éviter de consommer du poisson cru ou insuffisamment cuit. En effet, le parasite responsable de la clonorchiase n'est détruit que par une cuisson suffisante. Ce germe peut rester plusieurs semaines dans du poisson séché ou des heures dans les saumures ou les salaisons.

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