17 juillet 2014 AccueilMaladiesInfectionsBartonellose

La bartonellose

La bartonellose, encore appelée maladie de Carrion, verruga du Pérou, pian hémorragique, bouton d’Amboine, fièvre d’Oroya, ou fièvre de Guaitara, est une maladie infectieuse, qui sévit dans la vallée des Andes (Bolivie, Équateur, Pérou et Colombie). Cette pathologie est causée par Bartonella bacilliformis, un arthropode suceur de sang.

Il existe plusieurs espèce de bartonella, mais les plus connues sont : Bartonella henselae et Bartonella quintana. La bartonellose touche près de 5 % de la population de ces zones. La maladie est transmise à l'homme par certains insectes ou au contact de certains animaux de compagnie. Elle se guérit par le recours à une antibiothérapie.

Transmission

De façon générale, la bartonellose est transmise à l'homme par des phlébotomes (Lutzomyia verrucarum), une espèce de moustiques, qui piquent uniquement la nuit. Mais il existe d'autres modes de contamination. Bartonella henselae se transmet par une piqûre de tique ou par une griffure de chat.

C'est la raison pour laquelle, la bartonellose est aussi dénommée « maladie des griffes du chat ». Bartonellas henselae peut être retrouvé dans le sang, la peau, le cerveau, le cœur et les ganglions lymphatiques. Quant à la bartonella quintana, elle est transmissible par la piqûre de puces et se manifeste surtout chez les sans abri et les sujets immunodéprimés.

Manifestations et symptômes

La bartonellose évolue en deux phases. L'une d'elle s'accompagne de fièvre et de septicémie (grande infestation). A ce stade, les spécialistes parlent de fièvre d'Oroya.

Cette fièvre est le résultat d'une grande prolifération des globules rouges et se caractérise par une forte fièvre, des frissons, douleurs articulaires (arthralgies), une hypertrophie des ganglions lymphatiques et l'augmentation du volume du foie et de la rate.

Dans la seconde phase, les patients présentent une éruption cutanée et des lésions au niveau des vaisseaux sanguins ; provoquant ainsi une anémie très importante qui peut être suivie d'un coma mortel dans 50 % des cas.

Des complications peuvent survenir et conduire à une défaillance du système nerveux (apparition de crises d'épilepsie, une paralysie partielle ou incomplète).

Diagnostic, traitement et prévention

Le diagnostic de la bartonellose peut être établi par plusieurs techniques. Il pourra se faire par la méthode de Gram ou par la mise en évidence des bartonelles sur un frottis sanguin à l'intérieur des globules rouges. Dans les formes sévères, les spécialistes ont recours à l'hémoculture.

Le traitement curatif de la bartonellose se fait par l'administration d'antibiotiques (antibiothérapie). Les médecins prescrivent principalement des antibiotiques comme la tétracycline, l'aminoglycoside ou le thiamphénicol. Il faut ajouter que l'hospitalisation du patient est nécessaire pour garantir de meilleurs résultats.

La prévention de la bartonellose passe par la lutte contre les phlébotomes et tous autres insectes qui en sont le vecteur. Cette lutte se fait par le recours à la pulvérisation de produits chimiques dans les zones à risques surtout au coucher du soleil. Il faut en outre, procéder au traitement des chats infectés et prendre des précautions pour éviter toute infestation des chats par des puces. En cas de griffure par un chat, il faut immédiatement nettoyer la plaie avec des produits antiseptiques pour limiter la prolifération du germe de la bartonellose.

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