15 septembre 2014 AccueilDossiersSanté publiqueSIDACauses du SIDA

Les véritables causes du SIDA

Le SIDA est la conséquence directe de l’infection de l’organisme par un rétrovirus portant le nom de virus d’immunodéficience humaine (VIH). Ce virus, qui est à la base de l’une des plus grandes pandémies qu’ait connue le monde, est lui-même principalement transmis à travers des rapports sexuels non protégés et accessoirement par la transfusion sanguine, l’utilisation d’aiguilles contaminées et de la mère porteuse à l’enfant.

Le VIH est à l'origine d'une variété de pathologies qu'on regroupe sous l'appellation de VIH/SIDA. Ce virus, qui appartient au genre Lentivirus et à la famille des rétrovirus, s'attaque principalement aux cellules immunitaires, à savoir les lymphocytes T4, les macrophages et les cellules dendritiques.

Le virus

En se multipliant activement dans les lymphocytes T4 chargés de coordonner la défense de l'organisme contre les agents pathogènes, le virus finit par les détruire et laisse ainsi le corps sans défense. On distingue deux souches de VIH, à savoir le VIH1 et le VIH2. La première, qui également la plus virulente et la plus infectieuse, est la première cause de l'infection au VIH dans le monde.

Mode de transmission du VIH

On distingue trois voies de transmission : la transmission par voie sexuelle, la transmission à travers les fluides corporels et la transmission mère-enfant.

Par voie sexuelle

Le mode de transmission le plus fréquent a lieu lors des rapports sexuels avec une personne infectée. La majorité des contaminations a lieu lors de rapports hétérosexuels, quoique cela puisse varier en fonction des pays. Ainsi aux Etats-Unis, la plupart des contaminations ont lieu lors des rapports sexuels entre personnes de sexe masculin.

Cependant, le risque de contamination lors de rapports non protégés est 10 fois plus élevé dans les pays que dans les pays développés. Les maladies vénériennes (gonorrhée, chlamydia, trichomonase…) sont également un facteur aggravant du risque de transmission du VIH.

A travers les fluides corporels

La transmission par le sang constitue la seconde cause de transmission du VIH. Cette transmission peut se faire à travers l'échange de seringues comme c'est le cas chez les drogués, à travers la transfusion de sang contaminé ou par l'injection avec une aiguille non stérilisée. Ce mode de transmission est particulièrement élevé chez les héroïnomanes et il n'est pas rare d'observer des taux de contamination de 80% chez ces populations.

Le risque de transmission à travers la transfusion de sang contaminé est très faible dans les pays développé, alors qu'il peut être élevé dans les pays moins avancés. Dans les pays d'Afrique subsaharienne, l'utilisation de seringues non stérilisées compte pour environ 15% du nombre de contaminations. La salive et les larmes ne peuvent néanmoins pas transmettre le VIH, de même que les piqûres de moustiques.

La transmission mère-enfant (transmission verticale)

Le VIH peut être transmis de la mère à l'enfant pendant la grossesse, pendant l'accouchement ou par le lait maternel. Il s'agit de la troisième voie de transmission la plus commune à l'échelle mondiale. En l'absence de traitement, le risque de transmission avant ou pendant l'accouchement est d'environ 20%. Chez les mères qui allaitent leur bébé, ce taux est de 35%.

Avec un traitement approprié, le risque de transmission verticale peut être réduit à environ 1%. Le traitement préventif consiste à faire prendre des antirétroviraux à la mère pendant la grossesse. L'accouchement se fait alors par césarienne et le bébé n'est pas nourri au sein.

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