12 septembre 2014 AccueilDossiersSanté publiqueSIDAAntirétroviraux et SIDA

Efficacité des antirétroviraux contre le SIDA

Contre l’infection au VIH, il existe plusieurs classes d’antirétroviraux qui agissent sur différents stades du cycle de vie du virus. La multi-thérapie, qui est l’utilisation simultanée de plusieurs antirétroviraux, diminue la charge totale de VIH du patient et réduit les infections opportunistes, mortelles en majorité. Le traitement de l’infection au VIH à l’aide d’antirétroviraux a eu tellement de succès dans certaines parties du monde, que l’évolution du VIH/SIDA y est devenu rarissime.

Les antirétroviraux sont des médicaments utilisés dans la prise en charge des pathologies causées par les rétrovirus. Le traitement du VIH/SIDA comprend normalement l'utilisation de plusieurs antirétroviraux en vue de contrôler l'infection due au VIH. Ils ne guérissent pas le malade, mais freinent considérablement les dégâts causés par le virus.

Antirétroviraux freinant le VIH

Il existe six grands types de médicaments utilisés pour traiter le VIH / SIDA. Ces médicaments sont regroupés par la façon dont ils interfèrent avec la réplication du VIH. Les inhibiteurs d'entrée (Maraviroc et enfuvirtide) perturbent la capacité du virus à se lier à des récepteurs situés sur la surface externe de la cellule. Lorsque la liaison avec ce récepteur devient défectueuse, le VIH ne peut plus infecter la cellule. Les inhibiteurs de fusion, de leur côté, interfèrent avec la capacité du virus à fusionner avec la membrane cellulaire, ce qui empêche le VIH de pénétrer dans une cellule.

Quant aux inhibiteurs de la transcriptase inverse (zidovudine, abacavir, lamivudine, emtricitabine), ils empêchent la conversion de l'ARN viral en ADN, empêchant du coup la réplication du virus. Les inhibiteurs de l'intégrase (raltegravir) bloquent l'enzyme dont le virus se sert pour intégrer son matériel génétique dans l'ADN de la cellule qu'il a infecté.

Les inhibiteurs de la protéase (Lopinavir, Indinavir, Nelfinavir, Amprenavir) interfèrent avec l'enzyme qui réduit les longues chaînes protéiques du VIH en des protéines individuelles plus petites. Lorsque la protéase ne fonctionne pas correctement, les nouvelles particules virales ne peuvent pas être assemblées.

Mode d'utilisation des antirétroviraux

Pour éviter que les souches de VIH ne deviennent résistantes à un type d'antirétroviral, les professionnels de la santé recommandent que les personnes infectées par le VIH prennent une combinaison d'antirétroviraux dans une approche appelée thérapie antirétrovirale hautement active. Les combinaisons d'antirétroviraux créent de multiples obstacles à la réplication du VIH et permet de maintenir le nombre particules virales à un niveau très faible tout en contrecarrant les possibilités de mutation.

Si le virus développe une mutation à l'un des antirétroviraux, les autres élimineront cette mutation. Les combinaisons comprennent généralement trois antirétroviraux appartenant à au moins deux classes différentes. Cette combinaison de trois médicaments est communément connue sous l'appellation de trithérapie. Pour les adultes et les adolescents, l'OMS recommande deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse.

Effets secondaires des antirétroviraux

Les effets secondaires sont propres à chaque classe d'antirétroviraux. Les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse peuvent interférer avec la synthèse de l'ADN mitochondrial et conduire à une acidose lactique, une stéatose hépatique, une neuropathie périphérique ou une myopathie. Les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse sont bien tolérés. Cependant, la névirapine peut induire un empoisonnement du foie.

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