27 juin 2014 AccueilMaladiesInfectionsFièvresFièvre jaune

Fièvre jaune : signes, traitements et prévention

La fièvre jaune est une maladie grave, qui peut occasionner de sévères épidémies dans les milieux densément peuplés. Elle endémique des régions tropicales et subtropicales de l’Amérique du sud et de l’Afrique. Le vecteur, Aedes aegypti est présent en Asie, dans le Pacifique et au Moyen-Orient, mais pour une raison inconnue, on y a jamais observé d’épidémies. L’OMS estime que chaque année 200.000 personnes sont contractent la fièvre jaune et que 30.000 en meurent. L’Afrique est le continent le plus touché avec 90% des cas.

La fièvre jaune est causée par un virus de la famille des Flaviviridae, famille regroupant des virus tels que le virus du Nil occidental, le virus de la dengue et celui de l'encéphalite de Saint Louis. Les grands singes de la forêt tropicale sont les hôtes naturels de cet arbovirus. La maladie est transmise à l'homme par l'intermédiaire de moustiques comme Aedes aegypti. La lutte contre cette maladie est essentiellement préventive. Elle concerne la vaccination et la lutte vectorielle.

Symptômes de la fièvre jaune

La maladie s'installe 3 à 6 jours après la piqûre par le moustique. Dans la majorité des cas, on observe une montée de fièvre, un manque d'appétit, des céphalées, des nausées, des vomissements et des douleurs dans le dos. Dans ces cas l'infection s'étale sur 3 ou 4 jours. Cependant, dans 15% des cas on assiste à des complications.

La maladie entre dans une phase toxique, au cours de laquelle on assiste à une recrudescence de la fièvre, une jaunisse due à une atteinte du foie et des douleurs abdominales. Des saignements au niveau des yeux, de la bouche et des viscères entraînent des vomissements sanguinolents. Cette phase toxique conduit à la mort dans 20% des cas. Au total, le taux de mortalité dû à la fièvre jaune est estimé à 3%. Cependant, dans le cas d'épidémies sévères, ce taux peut monter jusqu'à 50%.

Traitement de la fièvre jaune

A l'instar d'autres infections liées à des flavivirus, il n'existe pas de remède pour la fièvre jaune. La lutte contre cette maladie est une lutte préventive. Une hospitalisation des personnes atteintes est nécessaire en vue de freiner les symptômes. Les soins palliatifs incluent la réhydratation et la lutte contre la douleur à l'aide d'analgésiques comme le paracétamol. L'aspirine est à éviter en raison de ses propriétés anticoagulantes. Les dégâts pourraient être fâcheux en cas d'hémorragies internes.

La prévention inclut la vaccination et l'évitement des piqûres de moustiques. La vaccination est vivement recommandée à ceux qui voyagent dans des zones à risque. En général, les personnes natives des zones où sévit la fièvre jaune, développent moins de complications que les personnes venant d'autres zones. Le vaccin 17D prend effet 10 jours après la vaccination. La protection dure au minimum 10 années et environ 81% des personnes vaccinées restent immunisées durant 30 ans.

L'organisation Mondiale de la Santé recommande que les personnes, vivant dans les zones où la fièvre jaune est endémique, soient vaccinées entre 9 et 12 mois après la naissance. De nombreux pays exigent que les voyageurs qui viennent sur leur sol soit vaccinées.

La lutte contre le vecteur permet de réduire l'incidence de la maladie dans les zones durement touchées. La lutte vectorielle inclut la distribution de moustiquaires imprégnées, la lutte contre les larves et la lutte contre les moustiques adultes.

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