5 novembre 2014 AccueilDossiersArticulationsCouImagerie médicale du cou

L’imagerie du cou, aide diagnostique et thérapeutique

À la suite d’un traumatisme au cou, les techniques d’imagerie permettent de diagnostiquer les affections ou lésions touchant la région du cou. Ces méthodes se composent de la radiographie cervicale, l’IRM cervicale et de la myélographie cervicale.

Les différentes méthodes d'imagerie médicale du cou permettent de donner une représentation des composants du cou aidant ainsi l'interprétation du médecin. Elles présentent des avantages et des inconvénients liés à leur application.

La radiographie cervicale

La radiographie cervicale est sollicitée le plus souvent pour détecter les traumatismes des cervicales ou de la nuque.

Les avantages

La radiographie cervicale aide également à dépister l'arthrose cervicale, les tumeurs, les fractures, les discopathies dégénératives, etc. Elle a la particularité d'être rapide dans sa réalisation. Il faut au moins une quinzaine de minutes pour obtenir des clichés radiographiques. Elle aide, en situation d'urgence, d'avoir des informations sur la lésion du patient. Elle est donc particulièrement utile dans le cas des fractures cervicales.

Les limites

La technique d'imagerie ne permet pas de voir toutes les lésions en raison de la représentation approximative des éléments du cou. La radiographie ne permet pas également la prise de clichés au dessus (la tête fait écran) et en dessous du cou (le corps fait écran).

L'IRM cervicale

L'IRM cervicale permet d'obtenir une représentation des éléments du cou et de la nuque grâce à la résonance magnétique. En effet, l'IRM cervicale utilise des aimants et ondes radio à forte intensité (Champ magnétique 10 000 fois supérieur à celui de la Terre). Cet examen non invasif permet d'avoir des informations précises sur les os du cou, mais aussi les tissus mous. L'examen peut fournir une centaine d'images. L'examen implique également l'injection d'un produit de contraste.

Les avantages

La représentation des clichés de l'examen est très précise ce qui aide à établir un bon diagnostic. Elle permet, en effet, de dépister les affections ou traumatismes du cou comme les foyers infectieux de la colonne vertébrale, les fractures, les arthroses cervicales, les scléroses en plaques, les cervicalgies, les tumeurs, les scolioses graves, etc.

Les limites

Le principal inconvénient de la méthode est l'utilisation du produit de contraste (gadolinium). Il peut provoquer chez certaines personnes des réactions allergies. La réalisation d'une IRM cervicale peut durer plus d'une heure (entre 2 à 15 minutes pour une série d'images). Avant une IRM cervicale, il est important de venir à jeun (4 à 6 heures sans boire et sans manger) se séparer de tout objet métallique. Ceux-ci peuvent perturber la représentation anatomique du cou.

La myélographie cervicale

La myélographie cervicale est sollicitée lorsque le médecin suspecte des pathologies ou lésions de la moelle épinière. Pour l'application de la méthode, l'injection d'un produit de contraste iodé est obligatoire.

Les avantages

La myélographie cervicale permet de déceler toutes les lésions de la moelle épinière. Elle sert principalement d'alternative à l'IRM. La technique permet de diagnostiquer les tumeurs, les hernies cervicales, les dysfonctionnements au niveau des racines nerveuses, etc. La méthode prend très peu de temps dans sa réalisation. Il faut environ une vingtaine de minutes. Outre la piqûre de l'injection, la myélographie est sans douleur.

Les limites

L'injection du produit de contraste peut provoquer des réactions allergiques. Elle ne permet pas de déceler les traumatismes au niveau des tissus osseux.

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