5 juillet 2014 AccueilMaladiesPsychopathologie et neuropathologieRetard mental

Corriger le retard mental

Le retard mental se traduit par un arrêt du développement psychique ou un épanouissement intellectuel insuffisant et par des difficultés au niveau de l’apprentissage et de l’adaptation sociale.

Le retard mental est un état permanent caractérisé par une intelligence en dessous de la moyenne générale, sous un score de 70 de Quotient Intellectuel (QI) et une défaillance des compétences nécessaires à la vie quotidienne.

Ce handicap intellectuel qui a des retentissements dans la vie quotidienne, limite l'apprentissage et le fonctionnement de l'adaptation. Il affecte le niveau global des facultés intellectuelles : les fonctions cognitives, le langage, la motricité, les performances sociales.

Classification des différents types de retards intellectuels

Le retard mental est décomposé en quatre (4) niveaux ou degrés de déficience, définis en fonction des scores de Quotient Intellectuel (QI). Le QI qui permet d'établir la classification des différents types de retards intellectuels, est un rapport entre l'âge mental évalué par un test et l'âge chronologique.

Le QI moyen est égal à 100.

  • Retard mental léger : QI compris entre 50 et 70
  • Retard mental modéré ou moyen : QI compris entre 35 et 49
  • Retard mental grave ou sévère : QI compris entre 20 et 24
  • Retard mental profond : QI compris inférieur à 20.

Les symptômes du retard intellectuel

Les personnes affectées par un retard mental peuvent manifester :

  • des difficultés de langage, de communication, un retard au niveau du développement de la communication
  • des difficultés ou des troubles de l'apprentissage avec un apprentissage difficile de l'écriture et de la lecture
  • des anomalies ou des troubles comportementaux
  • un retard au niveau du comportement adaptatif
  • un manque de réaction visuelle ou auditive
  • une lenteur de réaction
  • un retard moteur ou des principales acquisitions psychomotrices (la station assise, la marche …)

De façon spécifique, certains symptômes sont évidents en fonction de la sévérité du retard mental. Un manque de curiosité et un comportement calme sont des signes qui caractérisent un retard mental léger. Les personnes affectées par un retard mental modéré présentent en général un retard de la parole.

Lorsque le retard mental est sévère, les capacités du langage et de la communication sont limitées. Le sujet qui manifeste un retard important dans les acquisitions communique avec quelques mots ou des phrases.

Le retard mental profond est marqué par de grandes difficultés de communication ; le langage quasi-inexistant est limité à quelques mots ou phonèmes.

Les causes du retard mental

Les causes du retard mental sont multiples, elles peuvent être liées à :

  • des désordres génétiques marqués par des anomalies chromosomiques : trisomie 21, syndrome de Prader Willi
  • des atteintes prénatales consécutives à une infection contractée pendant la grossesse (rubéole, toxoplasmose, etc.) ou à une exposition intra-utérine à des toxines, à des drogues, à l'alcool (fœtopathie alcoolique)
  • des atteintes périnatales : le manque d'oxygène, le trauma, l'asphyxie, les hémorragies inter-crâniennes
  • des atteintes post-natales : tumeurs cérébrales, empoissonnement au plomb
  • des facteurs environnementaux : les carences affectives ou émotionnelles, la malnutrition

Traitement du retard mental

Le traitement vise à développer, de façon optimale, le potentiel physique et psychologique, l'autonomie, les performances sociales, les capacités d'adaptation sociale et la prise en charge thérapeutique des causes sous-jacentes.

Pour ce faire, il est primordial d'adapter la stratégie d'intervention en fonction de la sévérité du retard mental, du profil cognitif et des capacités d'autonomie.

Il s'agit ainsi d'aider les personnes affectées par un retard mental afin qu'elles puissent surmonter les difficultés générées par la déficience mentale, bénéficier d'un bien être physique et psychologique, d'un environnement structuré et stimulant à travers :

  • un suivi neuropédiatrique
  • une psychothérapie
  • une éducation et une pédagogie dans une institution spécialisée

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