15 juillet 2014 AccueilMaladiesPsychopathologie et neuropathologieDépression clinique

La dépression clinique

La dépression clinique, également appelée dépression majeure, est un trouble de l’humeur qui se distingue des autres formes de dépression par la durée et la sévérité des signes et symptômes. Ce type de dépression est la forme la plus grave. Cet état de tristesse ou d’absence de plaisir qui s’installe et perdure peut avoir de graves conséquences sur le fonctionnement psychologique et socioprofessionnel du sujet. La dépression clinique affecte ainsi les pensées, les sentiments, le comportement, les fonctions physiques ainsi que la santé, les aspects de la vie sociale et mentale de l’individu.

La dépression clinique empêche ainsi la victime de mener une vie normale et peut, à bien des égards, mettre en péril sa vie ou nécessiter une hospitalisation lorsqu'elle se manifeste sous sa forme extrême.

Les symptômes de la dépression clinique

Un changement significatif de la personnalité et la persistance d'un état de tristesse et de désespoir sont les principaux signes de la dépression clinique. Les autres symptômes se manifestent à travers une humeur irritable, un sentiment d'incompétence ou de culpabilité excessive, la perte d'intérêt pour les activités appréciées auparavant, des changements au niveau de l'appétit et des désirs sexuels.

Les troubles de sommeil (insomnie ou hypersomnie), la diminution de la concentration, la perte d'énergie, des pensées récurrentes relatives à la mort et les pensées suicidaires complètent le tableau clinique de la dépression clinique.

Les causes de la dépression clinique

Les causes de la dépression clinique sont complexes et résultent de la combinaison d'une multitude de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Certains de ces facteurs peuvent précipiter l'apparition de ce trouble de l'humeur et constituer, de ce fait, des facteurs qui accroissent la vulnérabilité des individus. Il s'agit notamment des expériences stressantes ou traumatisantes de la vie telles que la perte d'un être cher et les traumatismes émotionnels ou les abus au cours de l'enfance.

Avec des antécédents familiaux liés à la dépression, des traits de personnalité marquée par une faible estime de soi, certaines personnes sont susceptibles de développer un épisode dépressif majeur. Chez d'autres, notamment les femmes, c'est la survenue des changements physiologique à la suite d'un accouchement qui peut favoriser la persistance d'un état de tristesse et de désespoir.

Le traitement de la dépression majeur

Les deux principales stratégies thérapeutiques utilisées en vue de traiter la dépression clinique sont la chimiothérapie et la psychothérapie.

Les médicaments qui permettent d'obtenir de bons résultats lors de la prise en charge thérapeutique des personnes cliniquement déprimées sont les différents types d'antidépresseurs. Il s'agit notamment des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), des antidépresseurs tricycliques (ATC), des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) et des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN).

Les différentes options psychothérapeutiques qui jouent un rôle important dans la prise de la charge des personnes affectées par la dépression clinique sont la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie interpersonnelle. La première vise à corriger les distorsions cognitives et les comportements inadaptés qui accroissent les sentiments dépressifs. La seconde est envisagée en vue de corriger les problèmes relationnels et d'améliorer les relations avec les autres.

La sismothérapie ou électrochoc est une alternative en présence des dépressions cliniques les plus sévères, lorsque les antidépresseurs et la psychothérapie ont des résultats limités.

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