19 novembre 2014 AccueilMédicamentsPsychotrophesPsychostimulantsMéthylphénidate

Méthylphénidate, pour combattre les troubles déficitaires de l’attention

Disponible sous plusieurs présentations commerciales, le méthylphénidate est un médicament qui appartient à la classe des psychostimulants. Il stimule le système nerveux central, inhibe la recapture de certains neurotransmetteurs, à savoir, la catécholamine, la noradrénaline et la dopamine dont il accroit la concentration dans l’espace extraneuronal. Soumis à des conditions de prescription restreinte, ce psychostimulant est utilisé pour la prise en charge du trouble déficitaire d’attention et d’hyperactivité. La narcolepsie est, également, une indication du méthylphénidate qui est contre-indiqué chez les patients affectés par l’hypertension artérielle et diverses pathologies cardiaques.

La prescription médicale du méthylphénidate requiert des mesures particulières de minimisation des effets indésirables liés à des risques neuropsychiatriques ou à l'apparition de l'insomnie, de la nervosité ou des douleurs abdominales.

Le méthylphénidate possède d'importants bienfaits thérapeutiques. Il est indiqué pour le traitement du trouble déficitaire de l'attention (TDA) et du trouble déficitaire d'attention et d'hyperactivité (TDAH). Il permet de calmer l'hyperactivité des patients et leur permet de mieux se concentrer sur leur tâche. Favorisant le calme et la concentration, il contribue à une meilleur contrôle du trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité.

Dans le cadre du traitement du déficit de l'attention, ce psychostimulant améliore le temps de réflexion, la motivation, la persévérance, tout en favorisant une meilleure capacité d'anticipation. En présence d'une hyperactivité, les effets bénéfiques du méthylphénidate contribuent à une diminution de l'agitation physique, de l'impulsivité et de l'agressivité.

Les propriétés pharmacologiques du méthylphénidate sont également bénéfiques aux patients affectés par la narcolepsie (caractérisée par un accès brusque de sommeil ou d'endormissement incontrôlable durant la journée) et l'hypersomnie (sommeil excessif).

Précautions d'emploi

La prescription du méthylphénidate doit être envisagée après un diagnostic bien établi. Un examen médical ou cardiovasculaire peut être effectué en présence des patients présentant un profil à risque lié à l'existence de pathologie cardiaque. Des examens hématologiques peuvent être réalisés, de façon périodique, lors d'un traitement à long terme.

La prudence est de mise chez les patients qui présentent une instabilité émotionnelle ou ayant des antécédents d'épilepsie. L'alcool ne doit pas être consommé pendant le traitement ; cette substance peut amplifier les effets indésirables.

Les effets indésirables

Les troubles du sommeil, la nervosité, l'agitation, la labilité émotionnelle, la dépression sont des effets indésirables neuropsychiatriques. Au cours du traitement, les effets indésirables cardiovasculaires sont marqués par la tachycardie, les palpitations, l'arythmie, l'hypertension. Peu courantes, les réactions allergiques sont, les urticaires, les démangeaisons. Au niveau de l'appareil digestif, les manifestations qui apparaissent sont les douleurs abdominales, les nausées, les vomissements, la sécheresse de la bouche.

Contre–indications

L'hypertension artérielle modérée à sévère, les affections cardiaques (cardiopathies sévères, trouble du rythme cardiaque) ainsi que les antécédents de troubles cardiovasculaires constituent des contre-indications.

La prescription n'est pas recommandée chez les patients affectés par des troubles hépatiques, une hyperthyroïdie, en présence d'une hypersensibilité au méthylphénidate. Les sujets ayant des antécédents de troubles cardiovasculaires ou des antécédents familiaux de mort subite cardiaque, ne devraient pas utiliser le méthylphénidate.

Il est contre-indiqué en cas de traitement avec des médicaments tels que les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO). Il ne doit pas être administré aux enfants de moins de 6 ans, aux personnes âgées, aux femmes enceintes, à celles qui allaitent et aux personnes présentant des anomalies préexistantes du système nerveux central (anévrisme cérébral).

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