Somnambulisme : signes, symptômes, causes et traitement
Le somnambulisme est un trouble qui survient au cours du sommeil très profond. Cette forme de parasomnie est caractérisée par des comportements moteurs ou d’autres activités qui apparaissent lorsque le sujet est endormi.
Signes et symptômes
Durant le sommeil, le somnambule effectue des mouvements simples ou complexes marqués par des déambulations dans la chambre. En plus de la marche, il peut se lever et se recoucher, s’habiller, éteindre ou allumer la lumière, ouvrir la porte, sans être conscient. Avec les yeux ouverts et le regard vide, il peut également parler ou marmonner des propos, parcourir de longues distances.
Dans cet état d’inconscience, quand on parle au somnambule, il ne répond pas et peut par ailleurs uriner dans des endroits inappropriés (placards). Il peut faire entendre des cris et effectuer des gestes violents. Les personnes qui tentent de les réveiller, peuvent recevoir des coups de poing. Le somnambule n’a aucun souvenir des activités réalisées
Causes
Divers facteurs sont susceptibles de déclencher des épisodes de somnambulisme. Il s’agit notamment des modifications hormonales qui surviennent durant l’adolescence, de la fatigue ou de la privation de sommeil, de l’anxiété du stress ou des tensions nerveuses.
Le somnambulisme peut être associé à la consommation excessive des psychotropes, à la prise de certains médicaments tels que les sédatifs, les neuroleptiques, les antihistaminiques.
Les habitudes irrégulières de sommeil, un environnement de sommeil bruyant, une carence en magnésium et l’intoxication à l’alcool ainsi que les antécédents familiaux liés au somnambulisme sont également des facteurs qui peuvent être à l’origine de ce trouble de sommeil. Des pathologies peuvent être liées aux crises de somnambulisme, à savoir, la migraine, les poussées de fièvre, l’épilepsie, la maladie de Gilles de la Tourette, l’asthme.
Traitement
La prise en charge médicamenteuse permet de traiter les pathologies sous-jacentes et contribue significativement à la réduction des épisodes de somnambulisme. Dans cette perspective, les benzodiazépines sont utiles, elles favorisent la modification de la structure du sommeil et la réduction de la quantité du sommeil. Les antidépresseurs tricycliques peuvent également faire cesser les activités motrices pendant le sommeil.
La psychothérapie permet de remonter aux origines du somnambulisme et de traiter efficacement les problèmes sous-jacents à la manifestation de ce trouble du sommeil. Cette approche thérapeutique permet de mettre en évidence les conflits émotionnels liés aux accès de somnambulisme.
D’autres stratégies thérapeutiques sont également bénéfiques pour le somnambule, notamment, l’hypnose, la musicothérapie, la relaxation, etc.
Certaines mesures peuvent réduire considérablement les automatismes déambulatoires. Pour ce faire, il convient d’éviter les facteurs susceptibles de déclencher les épisodes de somnambulisme, en l’occurrence, la fatigue, l’insomnie, le stress, la consommation de l’alcool ou des psychotropes, etc. Il est également conseillé de dormir à des heures fixes, de se détendre avant de se coucher.























































